L'AUTEUR ET CHRONIQUEUR HAKIM LAÂLAM À LA LIBRAIRIE INTERNATIONALE CHIHAB
Jeunes, moins jeunes, les fans de notre confrère Hakim Laâlam n'ont pas manqué de faire le déplacement pour le voir ou le revoir. A Bab-el-Oued, au niveau de la librairie internationale Chihab, l'auteur et chroniqueur Hakim Laâlam a été jeudi dernier l'hôte de ses lecteurs le temps d'une vente-dédicace à l'occasion de la sortie de son ouvrage Enseignes en folie. Le temps aussi d'une rencontre précieuse. Précieuse, parce qu'il a cette façon particulière de rendre notre quotidien plus acceptable.
Hakim Laâlam nous offre des scènes de vie, sociale, économique ou politique sur un plateau de dérision mais surtout, et c'est le plus important, dans la langue du peuple. «C'est grâce à Hakim que, tous les jours, nous parvenons à oublier nos souffrances. Il est ce patriote qui parvient, chaque jour que Dieu fait, à ouvrir les yeux de la jeunesse sur ce qui se passe dans notre pays...», C'est là, l'avis de l'un des héros de la Révolution, Mohamed Mechati, présent tout au long de la séance. Une séance qui, au début, offrait l'image d'un premier rendez-vous amoureux. Peu de mots et beaucoup de regards tendresse. Et puis, les questions. Tous veulent connaître l'opinion du chroniqueur sur les sujets d'actualité. Sur les sources qui inspirent ses chroniques. Sur l'origine de sa phrase fétiche «je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue». Et c'est volontiers que le «Fumeur de thé» s'est prêté au jeu de ses fans, répondant le c½ur en avant. «Ce qui ce passé habite mon être», voilà comment le chroniqueur s'est défini auprès de ses lecteurs. Il s'est raconté algérien, proche des siens. Touché et souvent bouleversé par une actualité saisissante comme la mort d'un jeune garçon massacré par un dépressif ; une violence que l'on a inoculée aux Algériens pendant 20 ans, et ça continue. Des amendements et une politique du pardon alors que l'on enterre encore des victimes de la terreur. Pour Hakim Laâlam, on ne peut faire l'impasse sur une histoire sans en subir les conséquences. Autre rencontre à la librairie, celle d'un jeune admirateur. Il est resté longtemps à scruter les moindres gestes, les moindres mots prononcés par l'auteur des Enseignes en folie avant d'aller à sa rencontre. Imad, 21 ans, étudiant, «rencontre pour la première fois Hakim Laâlam, c'est un pur bonheur. Il est très agréable, et tellement proche de nous. Face à lui, nous nous sentons en confiance ». Pour cet étudiant de l'université de Bouzaréah, Hakim Laâlam est un symbole de lutte dans une société qui n'en compte plus beaucoup, hélas. Il représente plus que jamais cette lueur d'espoir pour notre avenir. Il est cette vérité que l'on nous refuse.
Samira Hadj Amar
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/12/20/article.php?sid=77147&cid=16
PS:pr biento les photos!!!